Une formation inédite pour six élèves

Il est le premier constructeur d’engins de TP à apposer sa marque directement à la source : dans un établissement scolaire. Kubota poursuivent depuis l'automne dernier, avec l’Institut Nicolas-Barré d’Armentières la « Kubota Académie », l'apprentissage d'élèves, par l'intermédiaire de six de ses concessionnaires. Confronté à la pénurie rampante de techniciens de maintenance en matériels de construction, Kubota espère à terme former une quinzaine de jeunes par an. Aujourd'hui, ils sont quatre alternants en BTS Mainteneurs de matériels de construction et de manutention et deux préparent un contrat de qualification professionnelle.

« Vous vous préparez à exercer dans des métiers recherchés, vous êtes dans la bonne filière, au bon endroit, au bon moment. Rendez-vous dans deux ans ! » lançait, à l'inauguration de la formation, Grégory Steculorum, directeur de l’établissement Nicolas-Barré d’Armentières (Nord).

Ils viennent des quatre coins de l'Hexagone, ont dans leurs bagages différents parcours scolaires et continuent, à Nicolas-Barré, selon deux voies : cinq suivent, en apprentissage, un BTS en Maintenance des matériels de construction, et quatre autres sont en contrat de qualification professionnelle (CQP). « Cette diversité des profils apporte une spécificité supplémentaire à ce cursus inédit, développe Laurent Bouffart, formateur-coordinateur chez Nicolas-Barré, qui leur promet d’emblée des embauches. » En accueillant en alternance ces étudiants, Comptoir de Matériel, TP Services, AEB, Val Manutention, Axxel Manutention et Philmat, les six concessionnaires Kubota — sur 35 en France — partenaires du dispositif, s’ouvrent de leur côté la possibilité d’étoffer leurs équipes dès 2021.

Le besoin en personnel s’accélère au fil des mois, pressant les entreprises à trouver leurs propres solutions. C’est ainsi qu’en juin 2016, Olivier Vanneufville, alors directeur de Kubota TP France, se rapproche de l'Institut Nicolas-Barré en lequel il perçoit un profil d’établissement compatible avec son projet d’association. « Premièrement, les résultats de ses élèves étaient régulièrement remarqués lors de concours nationaux, comme le Grand prix Seimat. Deuxièmement, son statut privé nous laisse entendre une plus large liberté de choix de la direction », explique-t-il. Sa sensibilité vis-à-vis du savoir-être de ses apprenants a été le troisième facteur décisif. « Nous avons sélectionné 78 candidatures, parmi quelque 300 venues de toute la France, et en avons retenu 12 », étaye Christophe Meersman, directeur-adjoint chez Nicolas-Barré.

Pas d’exclusivité de marque

« Le fait d’être entourés par une marque telle que Kubota donne du sens à leur formation, dans le savoir-être et le savoir-faire, sachant qu’un jeune en BTS par apprentissage pourra basculer, s’il le souhaite, en Kubota Académie », précise Grégory Steculorum, pour qui l’enseignement multimarque reste indispensable. Certes, Kubota renouvellera tous les ans une partie des machines de l’atelier, mais les étudiants ne seront pas exempts de découvrir d’autres techniques de fabrication et différentes technologies, plus ou moins récentes, chez d’autres constructeurs. « Aujourd'hui, il nous faut approfondir le lien avec les entreprises elles-mêmes, remarque Laurent Bouffart. Je rêve de voir venir les tuteurs de ces jeunes dans nos ateliers de temps et temps. Ils suivraient l’apprentissage de leurs juniors et en profiteraient pour renouveler leurs propres connaissances. »

Alors que la formation entame son premier trimestre, l'Institut Nicolas-Barré et Kubota envisagent d’ores et déjà d’ouvrir en 2020 une option post-contrat de qualification professionnelle de six mois supplémentaires, visant à perfectionner les techniciens de maintenance de matériels au travail en itinérance.

Photo prise lors de l'inauguration de la formation à l'Institut d'Armentières Nicolas-Barré, en octobre 2019.

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