Un siècle de mécanisation pour Kléber Malécot

Quand un distributeur majeur tel que Kléber Malécot fête ses 100 ans d’existence, c’est l’occasion de revenir sur un siècle de progrès techniques, autant de relations humaines et autant de passion.

Lors du centenaire de son entreprise familiale, Stéphane Malécot a peiné à retenir son émotion. « Cent ans, c’est notre histoire à tous. Ce sont des joies, des réussites, des échecs, des divorces, des retrouvailles… », rappelait-il en s’adressant à son auditoire de clients, fournisseurs et salariés venus célébrer l’évènement. Représentant la 4e génération aux commandes de la société, il a évoqué les familles de ses clients et de ses collaborateurs. « Nous avons la chance de connaître un très faible turnover, se réjouit-il. Les anciens apprentis ont le temps de gravir tous les échelons. Les enfants prennent le relais de leurs parents. »

L’histoire de Kléber Malécot se confond avec celle de la mécanisation de l’agriculture et des travaux publics. Créée en 1919 à Neuville-aux-Bois (Loiret) par Précil Malécot, l'arrière-grand-père de Stéphane Malécot, la première activité de l’entreprise fut le battage. Les équipes passaient de ferme en ferme avec leurs locomobiles à vapeur et leurs batteuses mécaniques.

Des racines rurales assumées
Pour Volvo CE, Kléber Malécot est la première entreprise en France en termes de parts de marché "grosses machines" et la deuxième société, en engins re-manufacturés.

Pour Volvo CE, Kléber Malécot est la première entreprise en France en termes de parts de marché "grosses machines" et la deuxième société, en engins re-manufacturés.

Après-guerre, son grand-père, Kléber Malécot, représentant la deuxième génération, n’a pas tardé à comprendre l’essor qu’allait prendre la mécanique agricole. Après avoir pris la carte d’agent Mc Cormick, il devient, en 1959, concessionnaire John Deere puis, dès 1961, se lance dans le matériel de TP avec les pelles Yumbo et les bouteurs, scrapers et tractopelles John Deere TP. Sa carrière a été plutôt longue et durant cinquante-huit ans, l’homme a marqué par sa personnalité non seulement son affaire mais aussi la politique locale. En tant que maire, conseiller général puis sénateur du Loiret, il n’a pas ménagé ses efforts pour inciter des entreprises à s’installer sur son secteur. Il fut l’artisan de la signature en 1985 du partenariat avec Volvo CE, l’année même où le constructeur suédois est arrivé sur le marché français avec ses chargeuses et ses tombereaux. Trente-cinq ans après, la fidélité ne s’est pas estompée. Avec un secteur s’étendant sur 13 départements du Centre-Val-de-Loire à la frontière suisse, l’activité de vente de machines neuves ou de pièces détachées, le service après-vente et le reconditionnement de matériels d’occasion occupent 78 salariés et génèrent 39 M€ de chiffre d'affaires. Cela fait de l’entreprise, pour Volvo CE, la première en France en parts de marché grosses machines et la deuxième en engins re-manufacturés.

À partir de 1993, le fils de Stéphane Malécot, Patrick, a poursuivi le développement sur le secteur des travaux publics. En 2005, il a, à son tour, transmis le relais à son fils Stéphane Malécot, qui a renoué avec les origines rurales de l’entreprise et le commerce de machines agricoles. En achetant la société Poirier, il a créé l’entreprise Malécot Poirier Agri, représentant la marque Deutz-Fahr sur un secteur s’étendant du Loiret à la Nièvre et l’Yonne. Elle a démarré à partir de sa base de Neuville-au-Bois, puis, à partir de trois agences créées dans la Nièvre et l’Yonne. En 2018, la disponibilité d’une autre carte agricole, Case IH, sur le Loiret lui a permis de lancer une structure spécialisée : KM Agri. Celle-ci s’est très vite étoffée grâce au rachat de la société Agri 45 implantée à Saint-Hilaire-sur-Puiseaux.

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