Pourquoi Airware s’allie à Caterpillar ?

Les différentes annonces du couple Redbird/Airware nous ont donné envie d'approfondir les intentions du développeur de solutions de mesures embarquées chez Caterpillar, a fortiori dans le monde des mines et carrières. Le vice-président des ventes en Europe d'Airware, Benjamin Hugonet, nous répond.

Nous vous tenons régulièrement au courant du monde mouvant des « aéronefs pilotés sans personne à bord »… Qu’est-ce cet objet bizarroïde ? Le terme de « drone » fait partie du cercle grandissant de notre vocabulaire français qui, faute de traduction exacte existante en langue de Molière, adopte une expression anglaise.

Quelle soit notre façon de le nommer, le drone progresse à une vitesse vertigineuse dans nos sociétés où ces drones peuplent de plus en plus nos paysages professionnels. Ils étaient 40 il y a quatre ans, aujourd’hui, nous en comptons près de 5 000. Drones surveillant les infrastructures, drones agriculteurs, thermographes voire même topographes, les drones sont partout… À commencer le terrain propice du chantier. Après que le développeur de solutions embarquées de traitements de données, Redbird ait fusionné avec Airware, le nouveau groupe a annoncé son premier partenariat avec Bergerat Monnoyeur.

Pourquoi Bergerat Monnoyeur en premier ?

Benjamin-Hugonet-Vice-président Ventes Europe Airware« L’intérêt de cette alliance est double, explique Benjamin Hugonet, vice-président des Ventes en Europe d'Airware et co-fondateur de Redbird en 2012 (avec Emmanuel de Maistre et Emmanuel Noirhomme). Le premier est capitalistique : Caterpillar est actionnaire minoritaire d’Airware ; le second est commercial ».

L’objectif est à caractère progressif : doter les distributeurs Caterpillar du monde, particulièrement ceux des pays où l’industrie extractive est importante, de la technologie Redbird capable de collecter et d’analyser des mesures récoltées par les machines de l’Américain. À ces deux finalités s’ajoute un intérêt propre à Caterpillar. Disposant des solutions de mesures Redbird (conçues exclusivement pour ses flottes, pour le moment), il peut étendre sa R&D plus vite.

À cette question de primeur accordée au distributeur français du géant américain, Benjamin Hugonet  avance deux arguments : « la facilité culturelle et le fait que la France soit une terre relativement fertile en mines et carrières ont été des facteurs déterminants », rappelant que Redbird travaille avec Bergerat depuis 2013. Prochaines étapes : Airware se développera aux États-Unis, au Canada, à moyen terme en Afrique et en Asie.

Et ensuite ?

Une fois les solutions Airware implantées dans le paysage de Caterpillar (180 commerciaux à approcher), l’idée du développeur est d’étendre sa solution de collecte+stockage numérique de données par abonnement à d’autres outils que ceux de Caterpillar et EPC (avec qui Airware travaille depuis 2016).

Le développement bouillonnant du « drone » nous ferait presque oublier que son ancêtre, « l’aéronef piloté sans personne à bord », a été vu pour la première fois sur la scène de la Première Guerre mondiale. Certes, les proportions n’ont plus rien à voir, mais l’Union Européenne prévoit qu’en 2025, son marché représentera quelque 10 milliards d’euros. Une bagatelle, comparée à la projection de 2050 où il pèserait 15 Md€ !

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