Tim en grande difficulté

La fermeture par Caterpillar de son usine belge de Gosselies porte un coup rude à ses sous-traitants belges et français. Tim, constructeur de cabines pour engins agricoles et matériels de TP s’est placé le 30 janvier dans une procédure de redressement judiciaire. Cet industriel installé à Quaëdypre, fondé par Maurice Timmermans en 1948 et filiale du groupe allemand Fritzmeier, compte parmi ses clients Manitou, Hitachi, JCB, Terex ou Bobcat. Il doit faire face depuis plusieurs années aux difficultés des secteurs du BTP et de l’agriculture, mais aussi de la décision prise par son principal client Caterpillar d’internaliser ou de délocaliser certaines de ses productions. Jusqu’à l’an dernier, ce dernier pesait pour près de 80 % de son activité. Alors qu’en 2012, le chiffre d’affaires de Tim atteignait 176 M€ avec une capacité de production de 3 000 cabines par mois, celui-ci s’est progressivement dégradé. Il se montait à 125 M€ en 2014 et pourrait se limiter à 50 M€ en 2017. Le premier plan social de 123 salariés engagé en mai dernier pourrait ne pas suffire et les syndicats s’inquiètent aujourd’hui d’une nouvelle vague de licenciement de 200 personnes sur un effectif de 493. Tous attendent le  plan de continuation présenté par les administrateurs judiciaires d’ici le 15 mars. De l’autre côté de la frontière, à Sombreffe en Belgique, la situation s’avère tout aussi difficile chez Carwall, une autre filiale de Fritzmeier, produisant également des cabines pour Caterpillar. Elle est en redressement judiciaire depuis le 1er décembre et compte un effectif de 220 personnes. Bernard Serpantié

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