Quatre syndicats s’unissent contre les centres de traitement de déchets “illégaux”

Œuvrant pour contrecarrer le déploiement de sites de traitement de déchets BTP dits "illégaux", le syndicat des entreprises de démolition UNED a signé ce matin avec le SNED (syndicat des entreprises de démolition), le SNEFID (syndicat des entrepreneurs de la filière déchets) et le SR BTP (syndicat des recycleurs du BTP) une convention de partenariat visant à établir des règles d'information pour tous les acteurs de la filière susceptibles d'évacuer matériels et matériaux de chantier. "Tous les ans, 49 millions de tonnes de déchets inertes émanant du BTP disparaissent dans la nature. Or, nous estimons que moins de la moitié des 1 200 centres agréés dit "installation de stockage de déchets inertes" (ISDI) est autorisée à exercer", précise Albert Zamuner, président de l'Uned.

Depuis quelques années, les quatre syndicats s'accordent à reconnaître une recrudescence de "ces sites sans papiers". La conjoncture morose observée dans le BTP encourageant, certes, le phénomène; l'Uned, le Sned, le SNEFID et le SR BTP décident aujourd'hui de passer à la vitesse supérieure.
"Indépendamment les uns des autres, nous ne pourrons éradiquer ce fléau fragilisant les collectivités locales et coûtant aux contribuables. C'est en mutualisant les ressources et savoir-faire de chacun de nos syndicats que nous ne pourrons être plus efficaces", souligne Nathanaël Cornet-Philippe, président du Sned (représentant les professionnels de la démolition, cet organisme intervient en amont de la dépose de déchets contrairement à l'Uned dont les affiliés sont des exploitants des déchets).

Les objectifs de cette convention sont triples :

- Cartographier les sites de collecte et de traitement des déchets inertes légaux

- Identifier/renforcer les moyens techniques (de contrôle) appropriés pour chaque type d'installation exploitée irrégulièrement.

- Informer usagers de ces centres et professionnels exploitants de ces sites.

"S'il existe environ 600 structures non réglementaires, toutes ne sont pas malintentionnées. Les lois françaises sont un tel mille-feuille qu'il est parfois difficile de s'y retrouver", concède le président de l'Uned. Le but est de renseigner, user de pédagogie.

Les premiers résultats de cette convention tout juste signée sont attendus pour septembre 2017. Les actions menées depuis l'année dernière en la matière a permis à l'Uned de stopper l'exercice de deux sites "sauvages" en Île-de-France. Une procédure judiciaire est en cours en Aquitaine. Nous vous tiendrons au courant...

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