Seimat : “La croissance revient et pour longtemps”

Comme qui dirait, « la répétition fixe la notion »... Représentant les entreprises internationales de matériels de travaux publics, mines et carrières, bâtiment et levage, le Seimat confirme la tangente croissante prise par l'économie du bâtiment et des Travaux publics. Effectivement, le premier pan du secteur, le bâtiment en particulier le neuf, a vu ses volumes croître de 9,7 % (à 379 500 unités vendues en 2016) ; le non résidentiel neuf lui augmente dans cette même période, de 6,2 %. « Certes, les pourcentages s'avèrent positifs en 2016 et devraient rester sur cette lignée en 2017 et 2018. Nos adhérents représentant 85 % de la profession nous transmettent de bons indicateurs », développait, ce matin, le syndicat. En dépit de l'arrêt de la loi Macron et de la mesure du suramortissement prévue le 15 avril, les travaux relatifs au Grand Paris (200 MdEuros estimés d'ici à 2030), les projets autoroutiers (plus de 4 MdEuros investis par l'État), la LGV Lyon-Turin dont la construction s'étalerait entre 2018 et 2028 sont autant de moteurs dynamisant les commandes de matériels.

Minipelles et levage en tête

« Depuis le milieu d'année 2016, les parcs se reconstituent. Les matériels compacts, tels que les pelles (midi pelles sur chenilles, +40 % entre 2015 et 2016), minipelles (+37 %) et minichargeuses sur pneus (+34 %) sont les familles de produits dont les progressions sont les plus fortes, à ce jour », pointe le président du Seimat, Jean-Marie Osdoit. Tous types confondus, la distribution de matériels compacts a bondi de 20 % en 2016, complète le DLR. La fédération anticipe d'ailleurs une progression entre 1 et 2 % de ce secteur en 2017.

Sur le front des matériels routiers, les entreprises rénovent et musclent également leurs parcs, étant donné l'approche de grands travaux. Les hausses de vente de rouleaux, finisseurs, pilonneuses et plaques sont à deux chiffres (respectivement : 45%, 31% et 17%). Pour autant, les industriels sont les seuls à transmettre encore des progressions nulles (chiffre d'affaires 2016 : 0,1 %).
Sur le plan des matériels de manutention, la progression la plus nette concerne les nacelles : +34 % (5 395 unités vendues en 2016).

Et les commandes devraient poursuivre leur ascension à hauteur de 5 % (2017) et 10 % (2018, table le Seimat. « L'effet colatéral à anticiper est la rupture de stock. En 2018, par exemple, devraient être commercialisées, en France, 44 370 unités en 2017 », enchaîne-t-il. Trois axes devraient d'ailleurs motiver les acquisitions, explique le syndicat : le développement des matériels compacts, ceux liés à la sécurité et à l'automatisation, et à la gestion des données numériques.

En photo : Ce matin, Marc Wilson, le vice-président du Seimat et son président Jean-Marie Osdoit ont commenté les chiffres économiques du BTP avec le sourire.

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