KPMG : 4 % des entrepreneurs BTP envisagent faire appel aux robots

Le réseau international de cabinets d’audit et de conseil KPMG publie la onzième édition de son étude annuelle portant sur la vision qu'ont les entrepreneurs BTP de leurs propres métiers.

Les 201 dirigeants* participant à l’enquête se disent confiants à l’idée d’atteindre leurs objectifs dans le pilotage de grands projets. Paradoxe : l’innovation et l’adoption des nouvelles technologies se dessine, mais sur la pointe des pieds.

Si l’on devait résumer l’étude-fleuve du cabinet international KPMG en trois points majeurs, nous choisirions :

- 77 % des entrepreneurs issus des générations X et Y — c’est-à-dire de moins de 50 ans —   représentent, à la l’échelle mondiale, le secteur ;

- 72 % des dirigeants de la construction disent recourir à la « disruption technologique » (rupture de modus operandi, entraînée par l’usage d’une innovation) dans leurs plans stratégiques ;

- 8 % des entreprises intègrent un système d’information pour conduire leur gestion de projet.

Et pourtant, relèvent les auteurs de l’enquête, seules 4 % des entreprises de BTP utilisent ou prévoient d’utiliser des robots. « Ce décalage par rapport à d’autres secteurs représente un défi essentiel pour le développement des performances et la gestion des talents dans ce secteur », commente KPMG.

94 % des décideurs du BTP participant à l’étude déclarent envisager d’intégrer les nouvelles technologies, la technologie ou l’usage des données dans leurs plans stratégiques sans toutefois avoir défini de feuille de route. La concrétisation de leur projet reste encore à mettre en place pour 52 % des interrogés.

KPMG-couv-étude

Plutôt hésitants, 57 % d’entre eux s’avouent "suiveurs" voire "en retard" dans l’implémentation de stratégies technologiques. Xavier Fournet, associé KPMG, responsable du secteur Infrastructure et Construction s’explique cette hésitation par l’importance des investissements à réaliser pour déployer un projet de transformation numérique : « Dans une industrie où les décideurs manquent de visibilité sur leur croissance et où les marges demeurent faibles, la mobilisation de capitaux sur le long terme peut susciter des craintes. »

*KPMG a interrogé 201 dirigeants du secteur de l’infrastructure et de la construction sur leur perception de la disruption technologique dans leur secteur. Cette étude a été complétée par des entretiens menés auprès de cadres dirigeants de ces sociétés ainsi que d’associés KPMG experts du secteur.

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire