Le secteur des canalisations ira-t-il vraiment mieux en 2017 ?

Représentant 14 % de l’activité des travaux publics, le secteur des canalisations en France enregistre un chiffre d’affaires de 5,2 Md€ (4,8 Md€ pour les canalisations d’eau potable et d’assainissement et 406 M€ pour les canalisations de gaz). Après une baisse d’activité de 6 % en 2014 et 8 % en 2015 et des baisses de 20 % à 30 % pour huit des vingt-et-unes « anciennes » régions, 2016 a été l’année de la stabilisation. « Le chiffre d’affaires ne varie qu’entre -1 % et 0,5 %, par rapport à 2015 pour l’ensemble de la profession et du territoire », souligne le syndicat professionnel Canalisateurs de France, membre de la FNTP, à l’initiative de l’étude.

L’année passée donc, les carnets de commandes ont timidement repris leur courbe ascendante, évoquant une visibilité de 3,6 mois (contre 3,1 mois en 2015), ceci n’effaçant de grandes disparités selon la taille des entreprises, allant de 2,5 mois pour les plus petites à 5,4 pour les plus grandes. Toutes constatent que l’activité reprend certes, mais de façon concentrée sur le calendrier, ce qui n’est pas sans poser problème, en termes de visibilité, de prix, de trésorerie et de délais de paiement. Le temps et les ressources humaines peuvent manquer !

Trop nombreuses sociétés à anticiper les baisses plutôt que les hausses de prix

Canalisateurs de France note toutefois des initiatives vertueuses dans certaines régions, comme des appels à projets lancés par les Agences de l’eau : celle d’Adour-Garonne, notamment.

Malgré une remontée du solde d’opinion sur les prix tout au long de 2015, celui-ci se stabilise en 2016 en-dessous du niveau zéro : « les entreprises sont toujours plus nombreuses à anticiper une nouvelle baisse plutôt qu’une hausse », commente Canalisateurs de France. Les prix sont tirés vers le bas, principalement dû à une concurrence accrue. Les délais de paiement sont évalués à 56 jours de délais dits « classiques » et 28 jours de délais dits « cachés », tous clients confondus.

Stabilisation des effectifs à 34 000 collaborateurs

En 2015, la profession réunissait 34 000 collaborateurs, dont les trois-quarts œuvrent dans des entreprises réalisant principalement des travaux de canalisations. Parmi eux, 67 % sont des ouvriers, 22 % des ETAM (employés techniciens et agents de maîtrise) et 11 % relèvent de l’encadrement.

« Après une perte d’effectifs de près de 10 % sur deux ans (2014 et 2015), les effectifs des salariés devraient se stabiliser en 2016 », avance l’organisation professionnelle.

 2017 : l’espoir d’une légère reprise ? 

Le consensus sur la fin de la chute de l’investissement des collectivités, voire de la reprise de l’investissement, tirée par le bloc communal, laisse entendre une légère reprise pour l’ensemble des travaux publics. Si l’harmonisation des prix de l’eau dans le cadre des fusions, les transferts des compétences eau et assainissement aux EPCI à fiscalité propre maintiennent un certain attentisme, 2017 devrait voir émerger un frémissement.

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