WC Loc rachète son concurrent Pelicab

Le loueur de modules sanitaires autonomes, spécialisé dans les solutions dédiées aux installations sur chantiers, WC Loc vient de racheter l'un de ses concurrents Pelicab, lui permettant de s'implanter en Gironde. Il ambitionne  ainsi de devenir l'acteur majeur  de son secteur en Nouvelle-Aquitaine dès cette année.

Depuis qu’il a repris les rênes de l’entreprise de services sanitaires mobiles WC Loc en 2007 à Valenciennes (Nord), Hervé Montagne entend combler les zones blanches en matière d'installations de toilettes transportables sur les chantiers. Il faut dire que la France n’est pas bonne élève. 10 fois plus de sanitaires mobiles sont implantés outre-Rhin, tandis que la Belgique en compte autant que l’Hexagone. À un détail près: la France est 5 fois plus peuplée que le Plat Pays !

Alors que le marché de la location de ce type de cabines sanitaires a suivi  la progression de la location matérielle en engins TP (autour de + 8 % en 2017), la perception des chefs d’entreprise BTP quant à la nécessité de s’équiper en sanitaires, elle, n’évolue pas tant que cela. Si comme le pense Hervé Montagne, « la France est sous-exploitée en équipements sanitaires sur les chantiers », WC Loc accroît ses moyens un peu plus tous les ans.

13 entreprises reprises en onze ans

L'acquisition la plus récente du groupe date de début janvier : WC Loc s'est offert son concurrent Pelicab (présent en Île-de-France, Hauts-de-France, Lorraine, aussi et surtout en Gironde). Grâce à elle, la PME nordique ambitionne de devenir le loueur majeur de cabines sanitaires mobiles de la région Nouvelle-Aquitaine, dans les prochains mois.

L'année dernière, le Lillois avait repris Modul Kit, près de Lyon. Cette appétence pour les entreprises consœurs s’expliquent surtout par le fait qu’elles exercent dans des régions où WC Loc n’officiait jusqu’ici pas. Auvergne-Rhône-Alpes en faisait partie, tout comme encore aujourd'hui, la Provence-Alpes-Côte d’Azur, Midi-Pyrénées et l'Alsace. « Notre politique de croissance externe devrait nous permettre de couvrir tout le territoire d’ici à 5 ans », nous confie Hervé Montagne. Si le patron voit les choses en grand et rapidement, il faut dire que WC Loc est porté par un chiffre d’affaires en hausse. En 2017, il enregistre un plus 8 % (par rapport à l’exercice précédent), soit 22 M€ dont 70 % est réalisé dans l’univers du BTP. Partant d'un CA de 4 M€ en 2007, il a acquis petit à petit treize sociétés.

Cabine nettoyée : SMS envoyé

L'entreprise souligne sa différence par la régularité de ses services de gestion. Au-delà des 5 000 matériels en fonctionnement sur le terrain, soixante-dix chauffeurs sillonnent la France pour assurer le suivi des sanitaires mobiles installés sur les chantiers. « La cabine autonome n’est efficace que si elle est associée à une vidange et à un entretien réguliers ». Chez WC Loc, ces services sont hebdomadaires et tracés : « Le client reçoit un texto lorsque sa cabine est nettoyée et vidangée. Une fiche sanitaire est déposée à l’intérieur avec l’heure de passage. Enfin, nous suivons et pouvons renseigner sur le cheminement des effluents par le biais d’une quarantaine de conventions signées avec des stations d’épuration ».

Si un tel décalage perdure entre le nombre d'installations sanitaires autonomes en France et celui de certains de ses voisins, WC Loc se l'explique par la complexité de la réglementation et son inadéquation avec le code du travail (celui-ci se base sur un texte de 1965). Ce qui ne facilite pas le chemin de la sensibilisation en faveur des cabines sanitaires mobiles !

À l'affût de toute opportunité

Pour autant, du côté des "utilisateurs", le groupe note un intérêt de plus en plus grand pour les toilettes sèches, à caractère plus écologique. C'est ainsi que depuis 2 ans, WC Loc loue des sanitaires à compost fabriqués par l'héraultais Ecosec.

Partenariats, acquisitions... La dernière, Pelicab, en cours de fusion, devrait permettre à WC Loc d'atteindre 200 collaborateurs dans le courant de l'année. L'entreprise, "en veille de toutes opportunités", étudie déjà d'autres implantations en régions non couvertes pour le moment voire, pourquoi pas, dans des pays limitrophes.

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