Seimat : “+ 19 % en 2017, les ventes de matériels devraient progresser au moins 2 ans”

Il l’avait senti l’année dernière à la même époque « la croissance revient et pour longtemps », le Seimat s’est réjoui ce matin d’avoir vu juste et réaffirme son optimisme. Sur l’ensemble des catégories de matériels, terrassement, matériel routier, béton et manutention, tous les voyants sont au vert, constate le syndicat des entreprises internationales des matériels de travaux publics

L’année 2017 a vu ses ventes augmenter de 19 % (50 214 unités) par rapport à l’année précédente. Et l’année en cours devrait poursuivre sur ce même dynamisme, en France. Le syndicat pronostique une hausse d’entre 4 et 8 %, tous matériels confondus, en 2018. « Toutes les familles de produits retrouvent le chemin de la croissance, certes, mais surveillons le cours de la bourse », prévient Jean-Marie Osdoit, président de l'organisation. Ses oscillations en ce moment ont de quoi interroger…

Si les commercialisations de matériels reprennent des couleurs depuis 2016 en France, cette progression se dessine de façon raisonnée et raisonnable, observe le Seimat.

Par familles de produits
  • Matériels de terrassement : +15%
  • Matériels compacts : +22%
  • Matériels routiers : +20%
  • Matériels pour le béton : +46%
  • Matériels de manutention et levage : +12%

Les matériels de terrassement progressent de 15% en 2017 pour atteindre 4 754 machines avec en produits phares les pelles sur chenilles supérieures à 12 tonnes avec 2 231 unités, en progression de 16%. Les pelles sur pneus supérieures à 11 tonnes, quant à elles dynamisées par les travaux dans les grandes métropoles et les chantiers du Grands Paris, progressent de 25%.

Sur cette catégorie d’engins, le Seimat prévoit des ventes en 2018 à 5 200 unités soit une progression de 9%.

Les matériels compacts enregistrent la plus forte progression avec +22 % sur l’année 2017 pour atteindre 16 932 machines. Les mini-pelles représentent à elles seules 68 % du volume, en atteignant presque le pic historique atteint en 2007 (11 676 unités) avec 11 574 machines vendues sur l’ensemble de l’année 2017. Même si les ventes aux loueurs ont participé activement à ces bons résultats (4 321 unités, +29 %), cette performance n’aurait pas pu s’établir sans les bonnes ventes réalisées dans les autres réseaux.

Sur cette catégorie des matériels compacts, le syndicat prévoit des ventes en 2018 à 17 600 unités, soit une progression de 4%.

Les matériels routiers et de compactage progressent de 21% à 13 818 machines réparties en 2 808 compacteurs à rouleaux, 170 finisseurs et 10 840 pilonneuses et plaques vibrantes.

Sur cette catégorie, l’organisme prévoit des ventes en 2018 à 14 000 unités, soit une progression de +1%.

Les matériels pour le béton, essentiellement représentés par les bétonnières portées (1 203 camions toupie) progressent de 46 %, activité soutenue par la reprise dans le secteur du bâtiment.

Sur cette catégorie de matériels, le Seimat pronostique, pour 2018, des ventes en progression de 3 %.

« Si les ventes de pompes automotrices et pompes de chantier progressent respectivement de 44 % (46 unités) et 53 % (23 unités) en 2017, ces proportions sont décuplées en Allemagne », selon Jean-Marie Osdoit, qui en déduit un fort potentiel de développement. Idem pour les pelles sur pneus (+38 % à 840 unités de moins de 11 tonnes). « En France, nous sommes en retard sur ce type d’engins », estime-t-il. Mais le Seimat assure sensibiliser les constructeurs sur d’éventuelles pistes de développement en termes de fabrication.

Les matériels de manutentions et levage, composés essentiellement de nacelles élévatrices et de chariots télescopiques, progressent sur les 12 mois de l’année 2017, de 12%. Ce dernier segment profite d’une activité dans le secteur agricole plus soutenue que prévu.

> Sur cette catégorie de matériels, les projections recueillies auprès des adhérents prévoient des ventes en 2018 en progression de 5 % pour atteindre 14 100 unités.

Ceci dit, le Seimat souligne que ces chiffres positifs comptabilisés en 2017 restent essentiellement entraînés par l’activité dans le bâtiment. Le secteur de la rénovation traîne encore la patte, de l’avis de l’ensemble des observatoires Seimat, FNTP et FFB.

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