Naissance de la cinquième génération des minipelles Kubota

Monter à bord des nouvelles minipelles Kubota de Série 5 devrait suffire pour percevoir le changement par rapport à la génération précédente. En effet, le constructeur japonais les a dotées de nouvelles cabines et a dessiné des lignes de capots dont la signature graphique se verra déclinée sur l’ensemble des futures gammes de sa cinquième génération de matériels de TP.

Ces minipelles sont proposées en trois modèles. La plus performante est la KX060-5, une machine à contrepoids conventionnel amenée à remplacer l’actuelle KX057-4. La préférée des loueurs devrait être l'U56-5, une pelle à rayon court prenant la suite de l'U55-4. Enfin, l'U50-5, également pourvue d’une tourelle compacte, devrait se positionner comme un modèle simplifié d’entrée de gamme.

Le tableau de bord se résume à une tablette de 7 pouces.

Le tableau de bord se résume à une tablette de 7 pouces.

Toutes trois disposent d'une cabine qui, sans être plus large que celles de leurs devancières, devrait, grâce à son aménagement, se montrer plus spacieuse et plus accueillante. Des montants plus fins dégagent une meilleure visibilité sur le chantier, notamment à droite pour faciliter la surveillance du coin de la lame de nivellement. Le chauffeur trouve un environnement de conduite plus actuel avec, en guise de tableau de bord, un écran haute résolution LCD de 7 pouces. Dans son mode d’affichage standard, il fournit les informations de base : compteur horaire, régime moteur, jauge à carburant, montre, températures hydrauliques et du liquide de refroidissement. Il peut aussi se diviser en deux pour visualiser l’environnement de l’arrière de la pelle capté par une caméra vidéo optionnelle intégrée dans le contrepoids. À sa droite, le chauffeur accède à une console regroupant des interrupteurs d’éclairage, d’essuie-glace ou de réglage de régime moteur, ainsi qu'une molette lui donnant accès par un menu à d’autres fonctions et informations de la machine.

Le constructeur a veillé à rendre la conduite de la machine aussi simple que possible. Elle est, par exemple, dépourvue d’un mode éco, dans les faits rarement sélectionné. Le chauffeur peut se contenter de la démarrer et commencer son travail sans se poser trop de questions.

Une cabine soignée
Un siège pneumatique est disponible en option.

Un siège pneumatique est disponible en option.

UnL'opérateur ne devrait pas non plus trop se plaindre du manque de confort. En plus d’avoir à sa disposition un porte-gobelet et un emplacement où glisser son smartphone, il peut s’installer sur un siège à suspension pneumatique optionnel. Il le règle en hauteur et en avancement, et ajuste indépendamment l’ensemble des consoles de conduite afin que les manipulateurs tombent le plus naturellement possible dans ses poignets.

La présence d’une ceinture de sécurité orange vif et d’un contacteur de fermeture pouvant éventuellement être relayé vers un témoin lumineux extérieur devrait particulièrement intéresser les responsables de la sécurité des chantiers. Ceux-ci devraient également apprécier les clapets hydrauliques de sécurité équipant de série la flèche et le balancier. Ils améliorent la sécurité des personnes travaillant sur un site, notamment, en chantiers de VRD, lorsque la machine est amenée à lever une buse ou un regard.

Pour continuer à protéger le chauffeur, l’isolation sonore de la cabine a été renforcée au niveau de son plancher et de la paroi du moteur. Le constructeur annonce un volume sonore inférieur à 74 dB(A).

Un diesel dépollué

La grande innovation de cette nouvelle génération de pelles se cache sous leurs capots. En effet, afin de satisfaire aux normes d’émissions Stage V, elles ont troqué leurs blocs traditionnels à pompes d’injection mécanique en ligne contre des moteurs à rail commun et à dépollution des gaz d’échappement par filtre à particules. Un trois-cylindres de 1,8 L et 29,7 kW équipe l'U50-5 et un quatre-cylindres de 2,6 L et 35 kW est monté sur les deux autres. Leurs puissances sont analogues à celles de leurs devancières, mais les motoristes du constructeur japonais ont veillé à rendre la maintenance aussi légère que possible. L’intervalle de nettoyage du filtre à particules a été porté à 6 000 heures au lieu des 3 000 heures imposées par d’autres types de machines, et le moteur déclenche son cycle de régénération automatique toutes les 60 heures au lieu de 30 heures. Il monte alors en régime pour réchauffer les gaz d’échappement et détruire les suies résiduelles.

Les ingénieurs de Kubota ont également veillé à faciliter l’accès au compartiment moteur. Les larges capots s’ouvrant vers le haut permettent d'atteindre les points de contrôle. Les radiateurs sont montés sur charnière pour faciliter les opérations de nettoyage.

Des performances éprouvées
Le chauffeur navigue dans les menus grâce à une mollette.

Le chauffeur navigue dans les menus grâce à une mollette.

Du côté de la cinématique de flèche et de son système hydraulique, la nouvelle génération conserve des caractéristiques identiques à celles de la précédente. Les UX56-5 et KX060-5 sont pourvues de deux pompes hydrauliques à débit variable de 56,1 L/min. Lors des déplacements, les flux de chacune d’entre elles sont prioritairement dirigés vers les moteurs des chenilles et une troisième pompe à engrenage de 37 L/min anime les équipements ainsi que les autres fonctions hydrauliques. Quand la pelle est au travail ou à l’arrêt, l'ensemble des trois pompes est mobilisé pour satisfaire les besoins des vérins de flèche et du moteur de la tourelle. L'U50-5, constituant l'entrée de gamme, est pour sa part pourvue d'un circuit hydraulique simplifié. Une seule pompe à débit variable de 118,8 L/min lui suffit. Les distributeurs se chargent ensuite de diriger son flux là où il s’avère le plus utile.

Bernard Serpantié

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