LafargeHolcim va fermer ses bureaux parisiens

Le géant suisse des matériaux de construction LafargeHolcim va fermer ses bureaux de Paris et Zurich dans le cadre d'une simplification de sa structure, a-t-il annoncé vendredi à la presse d'informations générales, ce qui va déboucher sur la suppression de 200 emplois. Le groupe issu de la fusion en 2015 du français Lafarge avec le suisse Holcim a précisé, dans un communiqué, que ces mesures ne concerneront que des postes relatifs à des fonctions centrales.

Les emplois restants à Paris sont appelés à être transférés à Clamart (Hauts-de-Seine), tandis que ceux à Zurich se répartiront entre deux sites en Suisse, à Holderbank et à Zoug.

Ce projet devrait être mis en œuvre d'ici la fin de l'année. Quelque 97 postes seront touchés à Paris et 107 en Suisse, a indiqué le groupe.

« Cette douloureuse mais nécessaire étape de simplification est primordiale pour créer un LafargeHolcim plus léger, plus rapide et plus compétitif », a déclaré Jan Jenisch, son nouveau directeur général au travers d’un communiqué.

La simplification de la structure et de ses fonctions centrales, telles les fonctions financières, juridiques ou les équipes de direction par grandes zones géographiques, fait partie des éléments que le groupe juge déterminants pour ses projets stratégiques jusqu'en 2022.

Les cimenteries aussi ?

Des mesures similaires ont déjà été mises en place pour les fonctions centrales dans ses bureaux de Singapour et Miami.

Les projets pour Paris et Zurich sont soumis aux procédures et consultations réglementaires de chaque pays, LafargeHolcim soulignant qu'il s'efforcera de limiter l'impact sur les salariés. Cela n'empêche pas les inquiétudes de grandir. Le personnel craint que les cimenteries soient elles aussi, à terme, affectées (en photo, la cimenterie de Martres-Tolosane, en Haute-Garonne).

Jan Jenisch, l'ancien patron du groupe suisse de chimie de spécialités Sika, actif notamment dans les matériaux de construction, avait repris les commandes de LafargeHolcim après la démission d’Éric Olsen, qui avait renoncé à ses fonctions en raison du dossier sur la Syrie.

 

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