Eiffage Routes régénère la chaussée avec du pin

À l’occasion de la 3e édition des journées J’Nov’ déroulées à l’ESITC de Caen, avait donné carte blanche à plusieurs entreprises du secteur. Occasion pour elles de mettre en valeur des solutions reflétant leurs avancées en matière d’innovation.

Désireux de développer un procédé susceptible de réduire les émissions de gaz à effet de serre, les besoins en ressources naturelles, limiter le recours à l’énergie fossile, Eiffage Routes a mis au point un système de retraitement de chaussées en place et à froid, combinant des coproduits issus de résine de pin, l’Arm 2500.

10 cm d'épaisseur neuve sur des chaussées peu empruntées
Hervé Dumont, directeur technique d'Eiffage Routes a intéressé les futurs ingénieurs en BTP en racontant les tenants et aboutissants du procédé du traitement de chaussées Recytal Arm.

Hervé Dumont, directeur technique d'Eiffage Routes a intéressé les futurs ingénieurs en BTP en racontant la genèse du traitement de chaussées Recytal Arm.

« La résine joue le rôle du collant habituellement issu de la pétrochimie », explique Hervé Dumont, directeur technique d’Eiffage Route. Satisfaisant aux objectifs de la loi n°2015-992, ce dispositif permet de retraiter en place des épaisseurs de 5 à 15 cm de couches de surface d'une largeur de 2,5 m, de base et de liaison de chaussées peu circulées (ne dépassant pas le passage de 300 camions par jour, en rythme annuel).

La méthode « Arm 2500 » a besoin d’un atelier de régénération mobile pour réactiver les propriétés mécaniques de l’ancienne chaussée. « Il a pour mission de malaxer les agrégats récupérés, de doser l’émulsion sylvicole et de malaxer afin de remobiliser ses performances », ajoute-t-il.

Examens préparatoires obligatoires

Cette initiative sous-entend le préalable d’une étude pour vérifier la faisabilité du traitement. Cet examen en laboratoire doit fixer une éventuelle correction granulaire à apporter, choisir la nature et le dosage du liant à injecter. Ensuite, il s’assure de la qualité et des performances des classes II et III de bitume obtenues.

« Une fois enclenché, l'atelier peut traiter 6 mètres par minute, soit un kilomètre par jour », souligne l'entreprise. Le système a été expérimenté sur la RD670 girondine. L'objectif est désormais d'élargir le champ des surfaces traitables, c'est-à-dire, rendre compatible Recytal Arm avec des chaussées plus fréquentées.

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