Eiffage a reçu ses premiers engins électriques

Le 17 décembre 2020 pourrait faire date dans l’histoire des matériels utilisés par le groupe Eiffage. Ce jour-là Volvo Trucks et Volvo CE a livré les deux premiers engins de chantiers électriques : un camion FE Electric 6x2 de 26 tonnes monté avec un plateau de 5,20 m et une grue d’une portée de 9,90 et une pelle compacte ECR 25 de 2,7 t. Tous deux interviendront dans des travaux de démolition du chantier du Grand Paris Express, notamment sur le lot1 de la ligne 16 et le T2B du grand Paris Express. Ces deux premiers matériels font partie d’un ensemble d’expérimentations, d’essais ou de stratégies visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de ses activités. Ils s’ajoutent à ses initiatives récentes de construction de chaussées en enrobés recyclés liés par de la poix d’origine végétale mais aussi de valoriser des matériaux de démolition comme un des matières premières. Ils prolongent également d’autres initiatives menées sur le Grand Paris Express pour recourir à des moyens de transport consommant moins ou diminuant l'émission de particules ou oxydes d’azotes.

Ainsi, en plus d’avoir mis en place des logistiques d’évacuation de matériaux par voies fluviales et ferroviaires, le groupe Eiffage expérimente une flotte de camions de chantiers Volvo. Quinze d'entre eux fonctionnent au gaz naturel comprimés, autant au gaz naturel liquéfié. Chaque solution présente ses avantages et ses limites. Comme le souligne Benoît de Ruffray, le PDG du groupe Eiffage, l’enjeu de ces expérimentations est de déterminer les plus efficaces sur un chantier. Elles s’inscrivent d’ailleurs dans un vaste partenariat avec l’ensemble du groupe Volvo pour participer au développement d’engins à motorisation d'une part, de systèmes de transmission alternatifs de l'autre.

En plus des solutions purement électriques telles le camion et la pelle livrés à Eiffage, les ingénieurs du constructeur suédois travaillent sur de nombreuses pistes telles que l’hybridation de moteurs thermiques, les piles à combustibles, l’amélioration de l’efficacité des pompes hydrauliques pour réduire la demande en puissance, l’emploi de biocarburants, de chaînes de transmission électriques ou encore l’usage de pelles électriques de production alimentées par câbles.

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