Décès de Sergio Marchionne, le président de CNH industrial (Case)

L’industrie mondiale pleure un de ses patrons emblématiques. Sergio Marchionne, l’ancien président de Fiat Chrysler et de CNH Industrial, la maison-mère de Case, est décédé le 25 juillet. Très malade, il se remettait d’une récente opération. Mais son état s’est brusquement dégradé dans le courant de la semaine dernière. Né à Chieti (Italie) en 1952, il bénéficiait de la double nationalité italienne et canadienne. Il a grandi et fait toute ses études au Canada. Il avait appris la philosophie, le droit et le commerce.

Sergio Marchionne était entré au conseil d’administration du groupe Fiat en 2003 après avoir redressé le groupe suisse SGS. Dans les années suivantes, il a mené un travail énorme pour redynamiser l’ensemble des branches du groupe Fiat. Il a été l’artisan de son association avec Chrysler, également de la création des trois entreprises distinctes : FCA pour les automobiles (Fiat, Chrysler, Alfa Roméo, Jeep…), Ferrari pour les voitures de luxe et CNH Industrial pour les véhicules industriels, engins de chantiers et matériels agricoles (Iveco, Case, New Holland, Case IH…).

Le 21 juillet, les conseils d’administration de ces groupes inquiets de la dégradation de l’état de santé de Sergio Marchionne se sont réunis en urgence pour lui trouver des successeurs. Fiat Chrysler Automobile a choisi comme p.d.g. le Britannique Mike Manley. Rentré dans le groupe DaimlerChrysler en 2000, il dirigeait auparavant les marques Jeep et Ram. Ferrari a préféré nommer John Elkann, président, et Lois C. Camilleri, p.d.g. CNH Industrial, pour sa part, choisi Suzanne Heywood. Après avoir démarré sa carrière en tant que fonctionnaire du ministère des Finances au Royaume-Uni, cette Britannique de 48 ans a rejoint McKinsey & Company un important groupe de conseil auprès des dirigeants d’entreprise, puis, en 2006 est devenue directrice générale d’Exor. Cette société d’investissements appartenant à la famille Agnelli possède 27 % des actions de CNH Industrial, 27 % de celles de Fiat Chrysler ; 23 % de Ferrari, 64 % du club de football de la Juventus et 43 % de groupe de presse The Economist. Suzanne Heywood se trouve particulièrement sensible à l’’organisation des entreprises. Elle a publié un livre intitulé Reorg et  un certain nombre d’articles sur le sujet.

 

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire