La colère monte chez les levageurs

Les professionnels du levage ne veulent plus accepter les diktats que leur imposent les plus grands groupes du BTP. L’Union Française du Levage, l’UFL, a récemment adressé un courrier aux acheteurs de ces entreprises pour se plaindre de la présence de termes injustes dans leurs contrats cadre et de l’immense difficulté de ses adhérents à les négocier. Le syndicat professionnel rassemblant les entreprises françaises de levage note, en particulier, les refus de ces acheteurs d’accepter les conditions générales de vente et de location proposées. Il a observé que la position dominante des grands groupes pouvait les conduire à imposer des clauses à la limite de l’acceptable. Il cite, par exemple, des montants exorbitants de pénalités à sens unique, des engagements démesurés de la responsabilité des loueurs, des obligations à fournir des matériels de remplacement dans des conditions financièrement irréalistes, des transferts de responsabilité au détriment du prestataire alors qu’il n’a ni la maîtrise, ni la garde de l’engin loué. Tout en invitant les majors du BTP à travailler avec son organisation sur l’élaboration de contrats équilibrés, Michel Licausi le président de l’UFL n’hésite pas à menacer : « Les déséquilibres contractuels imposés par les majors du BTP à nos adhérents ne s’inscrivent aucunement dans le cadre de la législation et les exposent donc à des poursuites judiciaires ».

 

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