DLR : “Le monde du BTP est inquiet”

La 26e journée nationale des métiers a réuni début décembre, à Paris, sa plus grande audience de distributeurs, loueurs, réparateurs de matériels de BTP en hausse. Un mois après avoir reçu 250 acteurs de la construction, l’organisateur DLR revient sur leur sentiment d’une « France à deux vitesses ».

Alors que l’événement fédérait un nombre record de participants, les paroles des professionnels intervenant au pupitre n’ont pas été réjouies.  « Nos salariés sont inquiets », a confessé Bertrand Carret, réélu pour la deuxième fois à la présidence du DLR, en mars dernier. Le patron du syndicat fait même une analogie entre le mouvement des Gilets Jaunes cristallisant une surchauffe populaire et les compagnons en BTP. « Cette France à deux vitesses est également présente dans nos professions, souligne-t-il. Les équipes sont, dans certaines régions, très fatiguées alors que nos métiers connaissent depuis 2016 une spirale vertueuse ».

Également partagé entre l’optimisme et l’incertitude, Jean-Philippe Dupeyron, chef de service économique de la FNTP a d’abord choisi de rappeler que l’intérim, reparti en 2017, s’était petit à petit transformé en emploi permanent. Ce malgré quoi, une entreprise sur deux se trouve limitée en production en raison d’un manque de personnel. Son inquiétude s’est également fait sentir lorsqu’il s’est agi d’évoquer l’année 2020. Selon lui, cette année d’élection ne pourra être dynamique tandis que l’année suivante laisse planer un doute en matière fiscale.

Analysant les marchés pour le compte de l’entreprise de veille commerciale Vecteur+ (appartenant à InfoPro Digital), le directeur Hervé Chevallier, est venu commenter les résultats de l’étude pilotée, à cette occasion, par le DLR : « selon nos prévisions, les chantiers dans le bâtiment seront en baisse de 4 % en 2019-2020. Dans le même temps, les commandes en TP devraient augmenter de 2 %, par rapport à celles de 2018 ».

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