Capeb : le 4e trimestre a tiré son épingle du jeu

La profession des artisans du bâtiment s’attendait à pire… Mais la Capeb, confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment, a communiqué le 20 janvier une croissance de 1,5 % pour le 4e trimestre 2020. Jean-Christophe Repon, président de l’organisme, n’était pas mécontent de commenter avec ces chiffres en ce sens, assumant un précédent excès de pessimisme. « En cette fin d’année, 60 % des entreprises interrogées indiquaient avoir repris au-delà des 100 % leur capacité de production. En octobre, elles déclaraient être à 68 % », rappelle le président.

Perspectives 2021 : entre + 5 et + 6 %

Si la progression s’avère plus rapide que prévu et témoigne non seulement d’un rattrapage mais d’un début de reprise, les 2 premiers trimestres 2020 ayant plongé de 12 % et de 24 %, l’année se referme avec une baisse de l’activité de 9 %. "Malgré l'incertitude enveloppant encore 2021, nous estimons que l'artisanat du bâtiment pourrait croître entre 5 et 6 %", pronostique Jean-Christophe Repon. Ce niveau équivaudrait à celui de 2017.

Mais les situations se révèlent hétérogènes selon les natures de travaux puisque, la construction neuve a marqué, au 4e trimestre 20, une remontée inattendue de +2,5 % après deux premiers trimestres en déclin respectif d’environ 14 et 21 %. Portée par une météo favorable et par des carnets de commandes fournis, elle devrait cependant fléchir en raison de la diminution des autorisations et des permis de construire. « Entre décembre 2019 et novembre 2020, 389 000 logements ont été autorisés à la construction, soit 51 500 de moins qu’au cours des 12 mois précédents (- 11,7 %). Dans le même temps, on estime que 381 900 logements ont été mis en chantier, soit 24 200 de moins (- 6 %) que dans les 12 mois précédents », nous explique la Capeb. Les logements collectifs ont particulièrement souffert. Le segment de l'entretien-amélioration a lui aussi retrouvé le positif à hauteur de 1% au 4e trimestre (-9 % sur un an), tandis que les travaux en performance énergétique sont stables (+0,5 % les 3 derniers mois de 2020, - 8,5 % sur l'ensemble de l'année).

Différences régionales

L’organisme relève que les écarts de volumes d’activité se sont creusés entre les régions au cours du 4e trimestre 2020. L’activité se révèle, par exemple, plus soutenue sur la façade Atlantique (entre 0% pour la Normandie et +3,5 % pour la Nouvelle-Aquitaine) que sur le flan est (-1,5 % pour la Bourgogne-Franche Comté et – 1% pour Auvergne-Rhône Alpes).

Les carnets de commandes semblent, de leur côté, bien résisté puisqu’ils affichaient à la fin du 4e trimestre, 72 jours de travail certains, soit 4 de mois que durant l’exercice précédent et au même niveau, 3 mois plus tôt.

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