Paris-Plages troque son sable contre de l’herbe !

Le cimentier franco-suisse s'est porté candidat pour la construction du mur « anti-migrants » entre les États-Unis et le Mexique.

Depuis 2002, Lafarge mettait à disposition de Paris Plages du sable dont plus de 3 000 tonnes avaient été répandues l'an dernier sur les bords de Seine. Eh bien, cette année, la mairie de Paris se passera de ses services !

Il faut dire que l’image de Lafarge a été écornée ces derniers temps. En effet, le groupe franco-suisse a été Accusé en novembre 2016 d’avoir indirectement financé (entre 2013 et 2014, selon le quotidien Le Monde) l’État autoproclamé en Syrie pour que continue la production de son site de Jalabiya, Lafarge a ensuite été l'objet de plainte déposées par deux ONG. Même si le géant cimentier a confié en mars que ces « pratiques [étaient] inacceptables », l’actualité l'entourant est bien grise, trop pour que la mairie de Paris en fasse fi.

Bruno Julliard, premier adjoint de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, a rappelé les "engagements éthiques que les Parisiens sont en droit d'attendre de la part de la Ville". Par conséquent, cette année, sur Paris-Plages, il n’y aura pas de sable du tout ! « Nous allons profiter des nouvelles installations du Parc Rives-de-Seine (rive droite) pour cette année », nous informe la direction de l'information et de la communication. Cette année, le sable sera troqué en de grandes berges herbeuses (notamment, 1 200 m² de pelouse, 500 m² d'arbustes et de plantes grimpantes). "Trois directions de la Ville de Paris (celle de la voirie et des déplacements, des espaces verts et de la jeunesse et des sports) ont aménagé 3,3 km2 reliant le tunnel des Tuileries au bassin de l'Arsenal. Longeant le Musée du Louvre, ce périmètre est jalonné par des terrains de pétanque, de mini-foot, de basket… Installés par arrêté municipal, ces espaces revêtent un caractère durable même s'ils sont réversibles en cas de crue, pour permettre l'accès aux équipes de secours et à la police par exemple", complète la Ville. De quoi gommer, un tant soit peu, la polémique auréolant le projet jusqu’à son inauguration par la maire de Paris, hier.

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