Les commandes TP, au plus haut, depuis fin 2007

La production de granulats et de béton prêt à l’emploi vient de clore un nouveau trimestre en hausse. L’Union nationale des industries de carrière et de matériaux de construction publie une augmentation de 2 à 3 %, entre janvier et mars 2019, au regard de l’exercice précédent. Cette embellie conduit d’ailleurs l’organisme à parler de « climat de confiance ». Les entrepreneurs interrogés jouissent de carnets de commandes garnis.

Les résultats du mois de mars confortent ceux déjà en hausse remarqués un mois plus tôt. « Les livraisons de granulats ont cru de 1,2 %, par rapport à février ». L’Unicem en déduit donc une augmentation de 2,9 % de l’activité, au cours du 1er trimestre, par rapport aux trois mois antérieurs. La hausse se porte à 3,4 % (en douze mois cumulés)

La tendance de la production du BPE, elle, a connu un repli de 1,2 %, entre février et mars, sans que cela nuise à l’activité observée au long du premier trimestre. Depuis le début de l’année, la fabrication de ce matériau a augmenté de 2,1 % (par rapport au 4e trimestre 2018), de 6,8 % (en douze mois cumulés).

Outre cette légère décélération du béton prêt à l’emploi en mars, si l’on observe l’évolution d’un point de vue plus global et au cours des trois premiers mois de 2019 : granulats, tuiles, briques, béton pour bâtiment et travaux publics affichent des curseurs à la hausse, soit une moyenne de +9,8 % (par rapport à la même période, l’année passée).

Commandes pour 9 mois

Les entrepreneurs dans le gros œuvre, quant à eux, communiquent des carnets de commandes pleins pour les 9 prochains mois. Même optimisme chez les artisans, constate l’Unicem.  Ces perspectives d’activités traduisent des mises en chantiers généralement autorisées un an auparavant. Ce qui explique un décalage entre les carnets de commandes positifs actuels et les mises en chantier et permis en baisse, observés par les différents observatoires. « Les professionnels absorbent en ce moment des chantiers débutés en 2017 et 2018 », précise l’Union, confirmant par ailleurs l’atterrissage du marché résidentiel (- 0,9 %, après une diminution de 1,5 %, entre octobre et décembre 2018). « Lorientation de la politique du logement apparaît déterminante pour les années futures », poursuit-elle, d’où l’importance qu’elle accorde au prolongement du PTZ neuf au-delà de 2020. Julien de Normandie, ministre de la Ville et du Logement a confirmé, mi-avril, que ses équipes travaillaient à instaurer de meilleurs dispositifs d’aide à la construction. La question des zonages est, par exemple, en cours de traitement.

Malgré les incertitudes, les professionnels des TP reconnaissent que la conjoncture leur est favorable. Leurs carnets de commandes représentant un plus haut depuis fin 2007, leurs capacités de production peuvent d’ailleurs souffrir. 47 % des entrepreneurs interrogés déclarent un manque de main d’œuvre en avril. Ils étaient 36 %, trois mois plus tôt.

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